Ruffin, président !
François Ruffin est-il si différent des autres hommes politiques et plus particulièrement des hommes politiques de gauche ? Le livre de Rachid Laireche (1) a du mal à répondre clairement à la question, tant l'auteur ne cache pas la fascination qu'exerce sur lui son sujet. Pourtant La Revanche des bouseux ne peut s'empêcher de croquer le portrait d'un homme obsédé par son parcours de l'ombre à la lumière, en d'autres termes : par sa carrière. Ruffin, ne déroge pas à la règle : il poursuit un objectif. Il ne supporte pas ne pas être dans la lumière, au centre de l'admiration. Il a une obsession : être et rester le chef, le grand chef. En politique, le grand chef, s'appelle le président de la République et, in fine , l’Élysée est bien sa quête ultime. Il y a de l'imposture chez Ruffin. Comme le médecin veut montrer qu'il souffre de la maladie de son patient, l'avocat se déclare solidaire de son client, l'homme politique – plus particulièr...