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La Chine, véritable cible des Occidentaux !

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Les trente-deux pays de l'Otan, réunis à Washington les 10 et 11 juillet ont donc lâché le morceau. En présentant la Chine comme jouant "un rôle déterminant dans la guerre menée par la Russie contre l'Ukraine", les Occidentaux lui adressent une déclaration de guerre à peine voilée. Car bien évidemment, la Russie n'est qu'une étape [1] dans une guerre qui, longtemps, s'est dite froide, sauf pour les États-Unis et leurs alliés. Faire tomber la Russie, objectif avoué de la guerre lancée en Ukraine, aurait comme effet secondaire de fragiliser la coquille derrière laquelle la Chine se protège. Longtemps, le dispositif américain d'encerclement de la Chine – cet empêcheur de régner en maître absolu sur le monde – reposait sur les deux puissantes bases entretenues aux Philippines : Subic pour l'armada de la VIIe flotte et Clark, pour les escadrilles de la 2e armée aérienne. À ces infrastructures s'ajoutaient les troupes au sol déployées en Corée (60.00...

La Sécu articulation de "la société de contrôle"

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Certains le déplorent, d'autres y voient le signe d'un humanisme qui, depuis 1789, caractérise la France : toute personne résidant sur le sol français de façon "stable et régulière" a droit à la prise en charge de ses frais de santé. La protection universelle est un acquis que personne ne peut contester sauf à apporter la preuve que son prétendant ne réside pas de manière "stable et régulière" sur le sol français. Un déplacement temporaire ne saurait constituer une rupture dans cette stabilité ou cette régularité, sauf à supprimer l'idée même de vacances et de mobilité. Madame N. l'a appris à ses dépens. Madame N., d'origine vietnamienne, vit en France depuis fin 2020 avec son compagnon (Français) et leurs deux enfants (Français). L'expatriation n'est pas facile à vivre tous les jours, mais Madame N. place la famille au-dessus de tout. Comme tout individu, sa famille "du moment" ne lui fait pas oublier celle d'où elle vient ...

L'esprit colonial. Une valeur sûre, qui résiste au temps

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Vivian Hamy a eu la bonne idée de remettre Léon Werth au goût du jour. Antimilitariste notoire, anticolonialiste avéré, Léon Werth s'est est allé en Cochinchine, comme s'appelait le Viêt-nam au temps béni des colonies, répondant à une invitation de l'avocat Paul Monin – à qui Werth dédie le récit de son voyage, qu'il publiera l'année suivante sous le titre Cochinchine . Paul Monin – un type dont les idées le range à l'extrême-droite de l'échiquier politique – ce qui ne l'empêchera pas d'être un véritable humaniste – lui fera rencontrer Nguyên An-ninh patron de La Cloche fêlée , journal nationaliste pour ne pas dire indépendantiste, dans lequel l'intellectuel vietnamien écrit, en 1925 (il a alors 25 ans) : Nguyên An-ninh « Ce qu’il nous faut, ce n’est pas des imitations serviles qui, loin de nous libérer, nous attachent à ceux que nous imitons. Il nous faut des créations personnelles jaillies de notre sang même ou œuvres d’une réaction qui s’est ...

Moi, président !

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Les électeurs ne s'en rendent pas compte, mais la campagne bat son plein à l'image de ce qu'est devenu le débat politique: des attaques personnelles en lieu et place de la confrontation des points de vues, des idées, des propositions. C'est le comble de l'entre-soi : les hommes politiques parlent des hommes politiques. Ça ne fait pas une émission sur Radio Londres ! L'état de délabrement de la France est tel et les enjeux pour la redresser si nombreux qu'il ne serait pas difficile de faire quelques propositions pour mettre tout le monde d'accord et ramener vers les urnes les millions d'abstentionnistes que chaque scrutin convainc d'être la septième roue du carrosse. Commençons par la nécessaire bataille du rail, dont aucune politique écologique ne saurait faire l'économie. La dérive ultralibérale de la société à fait du train le mode de transport des riches. Et les bétaillères low cost ne donneront pas le change : il est aujourd'hui plus ...

Dan, en personne…

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Ce texte est paru dans un ouvrage publié, il y a trois ans déjà, à l'initiative de Sylvie Payet. Sylvie a donné carte blanche à une poignée d'auteurs autour d'un mot commun : l'amitié. Tout un programme… Plutôt que de disserter sur un concept, j'ai choisi d'évoquer le souvenir de celui qui probablement plus que tout autre, mais je ne voudrais froisser personne, a incarné l'amitié. Notre relation fut pourtant limitée dans le temps : quinze ans pour être précis. De quoi remettre sérieusement en cause Aristote, pour qui : « Celui qui n'est plus ton ami ne l'a jamais été. »   Ce juillet-là ne marquait pas un changement de saison, plutôt l'aube d'une ère nouvelle. Jusque-là, les gosses de ma génération n'avaient connu que la droite gaulliste et s'y opposaient avec autant de naturel que de détermination. La jeunesse est ainsi faite : elle s'affirme en contestant l'autorité du pouvoir en place, quel qu'il soit, surtout lorsqu...

1974-2024. L'Amour au temps des œillets rouges

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Vendredi 22 mars 1974. Pâques a beau tomber en avril (le 15), c’est les vacances ! Demain, j’embarque aux Aubrais, en banlieue d’Orléans, dans le train à destination de Saint-Jean, au bord de la Garonne, où m’attendent Patrick et Patrice, mes potes de Saint-Georges-de-Didonne. Patrick, je m’en suis fait un ami, deux ans plus tôt, dans la salle de jeux au fond de l’impasse, derrière chez lui, en plein cœur du village. Nous nous y retrouvions après le déjeuner pour d’interminables parties de baby-foot, quand nous ne passions pas nos après-midi à secouer les flippers. Un lieu de drague idéal pour les champions des parties gratuites que nous étions. Sa mère m'invitait régulièrement à partager le repas familial ; une cuisine toujours simple. Elle m’aimait bien, Hélène ; je n'en dirais pas autant d'Auguste son père. Non seulement ses silences me mettaient mal à l'aise, mais je ne pouvais m'empêcher d'y voir une certaine hostilité à mon endroit. L'Auguste avait u...

L'honneur perdu du Quai d'Orsay

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La décision rendue le 12 avril, de remettre un titre de séjour à mon épouse, met un terme à un bras de fer de près de quatre ans (août 2020 – avril 2024) avec l'Administration – et la dit-plomatie française en particulier. Même si le ministère de l'Intérieur ne pouvait pas reconnaître à mon épouse le statut de "parent d'enfant français" que lui dénie le ministère des Affaires étrangères, il lui a bel et bien délivré le document que les dix plomates s'obstinaient à lui refuser pour la seule et unique raison de son "appartenance ou sa non-appartenance à une nation" – un des marqueurs du racisme le plus vil, tel que défini et puni par une loi portée par le Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples) et adoptée à l'unanimité du Parlement 1er juillet 1972. De ce fait, Beauvau inflige un sérieux camouflet au Quai d'Orsay, tout en lui sauvant la face… Non seulement mon épouse est – depuis bientôt cinq ans – la mère ...